18/12/2017

État de stress post-traumatique: tous éligibles !

etat,post,traumatique,psychologie,psychiatrie,resilience,education,sociale

L’état de stress post-traumatique est résumé ainsi : 


"L’état de stress post-traumatique (ESPT) est un état se caractérisant par le développement de symptômes spécifiques faisant suite à l'exposition à un événement traumatique dans un contexte de mort, de menaces de mort, de blessures graves ou d’agression sexuelle."

http://www.iusmm.ca/hopital/usagers-/-famille/info-sur-la...


La société dans laquelle nous gravissons fait que nous sommes pour la plupart d’entres nous confrontés à une/des situations traumatisantes.

etat,post,traumatique,psychologie,psychiatrie,resilience,education,sociale

Déterminer des critères distinctifs déclencheurs de stress post-traumatique est un exercice peu scrupuleux.

Le corps médical se base essentiellement sur la durée des symptômes ; alors même que le « pouvoir de reconstruction » est propre chacun, sa durée est variable.

etat,post,traumatique,psychologie,psychiatrie,resilience,education,sociale

Les complexités de situations pouvant porter atteinte à notre intégrité ainsi que la destruction de notre « être » qu’elles engendrent sont non limitées.

Un divorce, un deuil, une maladie, la perte d’un emploi, ainsi que tous événements imprévisibles sur lesquels nous n’avons aucun moyen direct d’action, provoquent en nous une perte de repère temporaire, plus ou moins longue selon l’impact de celles-ci sur notre fort intérieur.

Nous sommes devenus des êtres « habitués », « éduqués », à la confrontation de situations traumatisantes en qualité de témoins ou de victimes ; sans pour autant avoir des pistes pour y faire face.

D’avance nous savons que tout ce que nous avons laborieusement construit peut à tous moments s’effondrer.

etat,post,traumatique,psychologie,psychiatrie,resilience,education,sociale

Il ne s’agis aucunement d’une banalisation de l’état post-traumatique en prônant un climat de paranoïa constant qui nous empêcherait de profiter pleinement des joies de la vie, bien au contraire.

A l’égal de l’alpiniste qui avant son ascension, analyse les risques en préparant minutieusement son équipement, en testant la solidité de son matériel, nous devons être parés à faire face en renforçant nos capacités à encaisser les coups de la vie.

Certes l’imprévisible ne laisse aucune place à l’anticipation.

Pourtant, une approche résiliente anticipée mise en place au quotidien peut nous aider à mieux affronter les événements traumatiques qui pourraient s’imposer à nous.

etat,post,traumatique,psychologie,psychiatrie,resilience,education,sociale

Savoir qui nous sommes pour mieux nous reconstruire.

Oui, le deuil de son animal de compagnie peut créer un état de stress post-traumatique à l’égal d’une victime d’acte terroriste.

Ces événements nous dépossèdent.

L’importance de ne jamais établir une classification des souffrances selon les faits.

Nous avons tous un degrés de résistance aux chocs et à la douleur qui nous est propre.

etat,post,traumatique,psychologie,psychiatrie,resilience,education,sociale

Qu’il s’agisse d’un soldat qui a fait le choix de servir son pays en connaissance du risque ou d’une personne âgée qui lutte contre l’isolement en s’attachant à son animal de compagnie, il ne devrait y avoir aucune délimitation lors de l’établissement d’un diagnostique d’état de stress post traumatique lorsque la situation « casse » à cause de la perte d’un être, d’un membre, de repères.

etat,post,traumatique,psychologie,psychiatrie,resilience,education,sociale

La reconstruction réside en notre pouvoir d’acceptation.

La reconnaissances de notre traumatisme par notre entourage, nos proches, le réseau de soignants; selon la situation, l’établissement d’un statut de « victime » par la justice.

L’analyse détaillée des répercussions post-traumatiques causées par l’"événement."

La reconstruction résiliente en maîtrisant notre colère, notre sentiment d’injustice, nos émotions ainsi que nos angoisses.

La renaissance d’un nouveau « moi » en réorganisant notre fonctionnent dans le but de faire de notre "cassures"une force.

L’établissement d’un diagnostique de stress post-traumatique ne va pas d’office avec une médication assommante et fortement addictive.

La sélection minutieuse d’un thérapeute qui répondra à vos attentes de qualités de soins sera déterminante à votre rétablissement.

etat,post,traumatique,psychologie,psychiatrie,resilience,education,sociale

 

07/12/2017

Résilience - introduction

La résilience.

Pour l'intégrer, il me semble qu'il faille l'avoir vécu en sa chaire.

N'avoir aucun pouvoir d'action sur des situations traumatisante tels que la mort d'un proche, d'une agression, une dévalorisation; la liste est longue .

Subir, ressentir cette colère révoltante, sans pour autant laisser ces sentiments prendre le dessus sur nos interactions avec nos congénères.

La description faite de la résilience; de prime abords, est d'une simplicité enfantine.

S'adapter, résister, continuer de fonctionner au seins d'un milieu hostile.

https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Résilience

Faire face aux événements traumatiques qui jalonnent notre vie tels que le deuil, un accident, un divorce, une perte d'emploi tout en arrivant à se reconstruire en sortant plus fort de ces épreuves.


     La fable de Jean de La Fontaine résume parfaitement le  concept de la résilience.

          http://www.la-fontaine-ch-thierry.net/chenroso.htm

2017-12-07-21-26-17-.jpg

  1.  
  2. "Le roseau plie mais ne se rompt pas"

 

 

 Dans une société qui ne laisse que tres peu de marge à l'expression "visible et audible" de nos sentiments, il devient intéressant de revenir sur le concept de la résilience défendu et soutenu par l'imminent neuro-psychiatre francais Boris Cyrulnik.

220px-Boris_Cyrulnik_-_2011-11-01_-_cropped.jpg

 

https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Boris_Cyrulni

 

 

Dans son livre "Un merveilleux malheur", il aborde les capacités impressionnantes que nous avons tous a pouvoir traverser des épreuves traumatiques.

Pourtant, ce qui semble inné chez certain, semble inaccessible pour d'autres.

Chaque être humain est unique.

Face à un événement traumatique qui exige de nous la mobilisation permanente et constente de chaques cellules de notre êtres pour tenir debout et faire face, sommes-nous tous égaux ?

Notre éducation, notre niveau social, notre QI et autres "cases", jouent t'ils un rôle sur notre pouvoir à dépasser des épreuves traumatiques?

Avoir été maltraité dans son enfance, facilite t'il la reconstruction lorsque l'on subis une agression une fois adulte?

Être confronté au deuil de nombreux membres de sa famille à intervalles réguliers, permets il de se relever de la perte d'un enfant?

Je laisserais volontairement ces questions ouvertes et y reviendrais dans une prochaine note .

 Sarah Emonet